Coronavirus: pourquoi lon parle désormais de « pandémie »

Le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé a appelé lundi le monde à se préparer à une “éventuelle pandémie” du nouveau coronavirus, en jugeant “très préoccupante (…) l’augmentation soudaine” de nouveaux cas en Italie, en Corée du sud et en Iran.
    
“Nous devons nous concentrer sur l’endiguement (de l’épidémie, ndlr), tout en faisant tout notre possible pour nous préparer à une éventuelle pandémie”, a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse à Genève.

Sur son site internet, l’OMS définit ainsi la notion de pandémie: “On parle de pandémie en cas de propagation mondiale d’une nouvelle maladie. (…) L’impact ou la gravité tendent à être plus élevés en cas de pandémie, en partie à cause de la proportion plus importante de la population dépourvue de toute immunité préexistante au virus”.

“Il est grand temps de parler de pandémie” 

Jody Lanard et Peter Sandman, spécialistes de communication de crise, avaient plaidé dimanche, sur le site d’un virologue australien du nom de Ian Mackay, pour l’utilisation de ce terme: “Oui, il est grand temps de parler de ‘pandémie’. La tâche la plus cruciale (et tardive) de la communication de crise pour les prochains jours est d’aider les gens à visualiser leurs communautés au moment où la stratégie d’endiguement n’est plus pertinente. Le mot en P est une bonne manière de diffuser ce message”.

Ils avaient cependant pointé les limites de la sémantique:

“Mais le mot en P ne suffira pas à faire comprendre au public ce qui va changer : la fin de la plupart des quarantaines, des restrictions de voyage, du traçage des contacts et les autres mesures chargées de ‘les’ empêcher de ‘nous’ infecter, et le basculement vers des mesures telles que l’annulation d’événements de masse chargées de nous empêcher de nous infecter les uns les autres.”

77.000 contaminés en Chine 

En deux mois, le coronavirus a gagné une trentaine de pays dans le monde, contaminant 80.000 personnes dont 77.000 en Chine qui dénombre déjà 2600 morts. Dans sa voisine du sud de la péninsule coréenne, on compte désormais, après 231 nouveaux cas, 800 personnes atteintes et sept morts. L’Iran a annoncé dans un dernier bilan avoir recensé 64 malades et 12 morts. En Italie, la population de personnes souffrant du coronavirus est passée de six à 229 en l’espace de quatre jours et on déplore déjà six morts.

La France a compté officiellement jusqu’à 12 malades du coronavirus mais un seul patient se trouve encore à l’hôpital, selon le rappel du ministre de la Santé Olivier Véran dans Le Parisien samedi. Un homme, originaire de la province de Hubei, épicentre de la maladie, a succombé sur le sol français. 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
27 + 4 =


0 Partages
Tweetez
Partagez
Enregistrer
Partagez